Le chant du sabre et du sang de Fathima Bhutto
pour Inde-en-Ligne.com
3 mars 2011
Fatima Bhutto est la petite-fille de Zulfikar Ali Bhutto exécuté en 1979, la nièce de Shahnawaz Bhutto tué en 1985, la fille de Mir Murtaza Bhutto assassiné en 1996 et la nièce de Benazir Bhutto assassinée en 2007. C’est aussi une poétesse et journaliste pakistanaises née en Afghanistan en 1982. Elle a étudié les sciences politiques à l’université de Columbia à New York et à l’Ecole des Etudes Orientales et Africaines de l’Université de Londres…
Fin Janvier, Mlle Fatima Bhutto, petite fille de Premier Ministre Zulfikar Ali Bhutto fait une visite à Paris pour le lancement de son livre paru chez Buchet et Chastel – Le Chant du Sabre et du Sang.
Avec un courage indomptable et un esprit percutant, elle vient lire des extraits de son livre dans la petite mais charmante librairie Village Voice Bookshop dans le 6ème arrondisment de Paris.
Résumé
Le soir du 20 septembre 1996, à Karachi, Fatima Bhutto, âgée de quatorze ans, se terre chez elle avec son petit frère, Zulfi, qu’elle tente de protéger de son corps tandis que dehors dans la rue résonnent les crépitements d’une fusillade qui ne dura pas moins d’une heure. C’est la nuit de la mort de son père, Mir Murtaza Bhutto, avec six de ses associés. Le 27 décembre 2007, à Rawalpindi, Benazir Bhutto, la tante de Fatima et celle-là même que Fatima accuse d’avoir commandité la mort de son père, tombe sous d’autres balles. C’est le dernier d’une longue liste de drames au sein d’une des dynasties les plus célèbres du monde au même titre que celles des Kennedy ou des Gandhi.
Sur quatre générations, le chant du sabre et du sang raconte la saga d’une famille de riches propriétaires descendants d’une caste de guerriers du Rajasthan qui deviennent les décideurs politiques du Pakistan. Le livre entrelace les amours, le charme et les excès d’une élite politique cosmopolite. L’histoire de cette dynastie hors normes raconte les tumultueux événements du Pakistan, de sa naissance à aujourd’hui, et la quête de vérité que mène Fatima sur la mort de son père adoré, au cœur de l’establishment incertain du pays.
C’est le livre d’amour d’une fille qui reconstitue le film de la vie et de la mort de son père, le livre d’une famille et d’un pays rivés l’un à l’autre par les meurtres, la corruption, les conspirations et les déchirements, écrit par celle qui a vécu au cœur de cette tourmente. Comme l’écrit si bien William Dalrymple à propos du Chant du sabre et du sang, « s’il n’y a qu’une seule personne née pour écrire cette histoire, c’est bien Fatima Bhutto ».
Entrevue
Attristée, affolée, touchée et émue, je vais à sa rencontre avec plein de questions. Je m’attends à voir une femme forte, grande, puissante et je suis surprise de voir arriver, pile à l’heure, une petite femme, fine, presque elfique, habillée de façon élégante à l’occidentale, belle et très jeune. Sous son apparence de douceur et de fragilité se cache la femme que je pensais trouver avant de l’avoir vue, et dont l’intelligence vive et la capacité à répondre aux questions rendent sans doute davantage hommage à la journaliste qu’à l’écrivain.
Quand on lui demande pendant la conférence si elle trouve que son père aurait été un meilleur chef d’état que Benazir Bhutto, elle répond qu’elle n’est pas en mesure de répondre à cette question car selon elle, le pouvoir transforme le caractère de bien des hommes. Et si elle reconnaît que son père n’aurait pas fait les choses de la même manière que sa tante, elle refuse toutefois d’utiliser le mot « mieux » ! Elle était hélas trop bien placée pour ne pas se faire une idée des dégâts que le pouvoir peut causer à l’esprit humain.
Son livre, nous dit-elle, a été très bien accueilli en Inde où elle s’est trouvée très occupée par les médias et les fans. Au Pakistan, le jour du lancement de son livre, plus de 700 personnes s’étaient rassemblées devant leur maison légendaire de 70 Clifton, là où son père fut tué, pour soutenir son ouvrage et braver le gouvernement de son oncle Asif Ali Zardari. Son livre a été l’objet de critiques élogieuses de la part de revues internationales.
“Émouvant, plein d’esprit…Un récit biographique unique, fascinant et merveilleusement bien construit.” William Dalrymple, Financial Times
« En Asie, Les Bhutto sont une dynastie à la manière des Borgia et des Plantagenet. Cependant ce livre offre là, à travers un témoin direct, un important regard sur le monde violent de la politique pakistanaise. C’est aussi l’histoire d’amour d’une fille pour son père qui fut assassiné ainsi que bien d’autres membres de sa famille. Non seulement le pouvoir corrompt, mais il tue. » Sir Bob Geldof
« Une histoire aux rebondissements éblouissants racontée par un membre même de la famille Bhutto. » The Independent
« Intrigue politique, corruption administrative, cupidité largement répandue, sont exposées à travers l’histoire d’une famille et de ses luttes fratricides, et font du « chant du sabre et du sang » une version encore plus noire que celle d’ « Un garçon convenable » de Vikram Seth. » Irish Times
Charles Glass, ancien correspondant de ABC News pour le Moyen-Orient et auteur de Tribes with Flags and Americans in Paris : Life and Death Under Nazi Occupation. ”Fatima Bhutto fait là un compte-rendu irrésistible à la fois politique et personnel. Sa vie est la preuve qu’au Pakistan, déchiré par les dictats américains et la cupidité locale, le politique et le personnel se confondent. Chaque page clame sa passion et son intégrité. Si vous ne comprenez pas ce qui se passe au Pakistan et en Afghanistan, vous allez vite le savoir.
« La prose claire et sans prétention du « Chant du sabre et du sang » donne une image forte du monde pakistanais dont le pouvoir politique brutal et corrompu a causé la mort violente de quatre membres de la dynastie Bhutto au cours des trente dernières années. » Roderick Matthews, The Guardian
Mais Fatima Bhutto a encore bien des batailles à mener et tout est loin d’être gagné. Elle accuse dans son livre sa tante Benazir Bhutto d’avoir organisé le meurtre de son père et de son oncle. Benazir Bhutto fut elle même assassinée en 2007. La bataille pour rendre justice à Zulfikar Ali Bhutto n’est pas achevée et il reste à rendre justice à ses trois enfants tués eux aussi dans des circonstances douteuses.
Dernière d’une dynastie puissante et influente, Mlle Bhutto porte sur ses fines épaules le poids d’une famille en deuil depuis trois générations. Elle nous fait cependant savoir par ce superbe ouvrage que ses épaules sont fortes et que son esprit a la puissance d’un Goliath. La plume et l’épée s’offraient à elle et c’est tout à son honneur d’avoir su s’armer de sa sagesse et de sa plume, l’arme la plus puissante depuis l’aube des temps. Je vous invite à suivre cette jeune femme courageuse dans sa quête de justice en mémoire d’un père bien-aimé et de découvrir son livre – déjà un best seller chez Buchet Chastel – Le Chant du Sabre et Sang.
www.libella.fr/buchet-chastel/accueil/
Du Punjab à St-Tropez – Sur les traces d’un amour légendaire…
pour www. inde-en-ligne.com
3 mars 2011

Les murs de ce palais murmurent une histoire d’amour unique, une légende qui relie l’Inde au soleil et plages de St Tropez et qui donne naissance à ce magnifique palais aujourd’hui converti en un havre de sérénité et de luxe.
Le Punjab des années coloniales, un général brave et valeureux et une belle et douce princesse – des éléments pour un beau conte de fée
Le général s’est trouvé en Punjab après une longue carrière dans les armées de Napoléon. Capitaine de Hussards dans la Vieille Garde, Allard a combattu en Italie, en Espagne, et en France.Il avait fait escale notamment en Perse et on peut donc en conclure que ses connaissances linguistiques le servit dans ses voyages en Asie.
Dès 1822, sitôt assuré qu’il ne s’agissait pas d’émissaires britanniques, Raja Ranjit Singh de Punjab confia à J.F Allard et Jean-Baptiste Ventura, son compagnon de route, le soin de former et de commander, sous son autorité immédiate, un corps de troupes d’élite sur le modèle français. Vers 1830, environ 10 000 hommes, soit le tiers des forces régulières de Lahore, se trouvaient directement placés sous commandement français. L’efficacité de ces brigades était d’ailleurs telle qu’en 1835 le reste des troupes régulières du Panjâb fut réorganisées sur le système français.
Le Général Allard tombe amoureux de ce pays et aussi d’une belle princesse hindoue de la famille royale de Chamba, Bannou Pan Deï. Il l’épouse en Mars 1826 et ils fondent une famille avec cinq enfants. Plus tard ils adoptent un petit orphelin nommé Achille. En 1834 le Général demande un long congé de son roi et revient en France pour l’éducation de ses enfants. Il avait dit au roi qu’il voulait absolument leur donné une éducation française et chrétienne. Donc le Général et la famille avec deux dames de compagnie pour Bannou Pan Dei arrivent à Bordeaux en 1835 et le retour fut une célébration par la presse nationale.
Le gouvernement français décide alors d’officialiser la présence française dans le Panjâb en nommant Jean-François Allard Agent de France à Lahore, en facilitant son retour à Calcutta sur un bâtiment de la marine nationale en 1836. Plus tard lors de sa réception officielle à la cour de Lahore, Allard remit une lettre du roi Louis-Philippe adressée au Maharaja Ranjit Singh.
Dans un entretien avec un journal français le Général avoue que la véritable raison de son retour avec sa famille était son grand soucie que sa femme étant beaucoup plus jeune que lui – ne soit obligé de suivre le rite de SATI en cas du décès de son mari. Ils ont célébrer un mariage civil et Bannou Pan Dei s’installa dans le magnifique demeure de maître que son mari lui fit construire dans sa ville natale de St. Tropez. Comme elle était de la foi Hindoue ils n’ont pas pu se marier à l’église.
Le général organise l’installation de sa famille à St. Tropez et l’éducation de ses enfants. Il repart pour le Punjab en Avril 1836 et ne revoit plus jamais sa famille. C’est à Peshawar que la mort le prit en 1839. Il avait 54 ans.
La princesse Bannou Pan Dei a mené une vie remarquable en termes de voyage et dans la haute société européenne de l’époque. Après le décès de son mari elle décida de se convertir à la foi chrétienne et fut baptisé dans l’église de St. Tropez. Le Roi et la Reine de France acceptèrent d’être son Parrain et sa Marraine.
La cérémonie eu lieu en grande pompe et Général Ventura qui venait d’arriver à Marseille l’assista dans sa réception.
Elle vivait entourée de ses souvenirs et de ses peintures. Les enfants ont grandi et se sont mariés les uns après les autres. Sa fidèle compagne Darana qui l’avait accompagné du Punjab décéda en 1861. La princesse n’a jamais revu son Inde natale et les légendes locaux racontent qu’elle n’a jamais accepté la mort de son mari. On l’a voyait chaque soir se promener sur la plage à attendre le retour de son mari à travers le temps et les océans… Elle décéda à l’âge de 70 ans le 13 Janvier 1884 et elle fut enterrée dans la crypte familiale de la famille Allard au Cimetière Marin de St. Tropez.
Retour en 2010 et on retrouve les traces du Punjab dans l’élégance de la décoration des suites et les milles et un objet qui ornent le palais de l’hôtel. Et là on fait connaissance avec Herni-Prévost Allard qui continu de garder la tradition de sa famille en vie en organisant chaque année le trophée Pan Dei…
Indians and Pakistanis organise the Jagjit Singh Concert in Paris.
Yesterday in a beautiful Indian restaurant off the rue de Rivoli, I met the organisers of the Jagjit Singh Concert in Paris. Those who are fans will understand my enthusiasm for this Gazhal Maestro’s visit to Paris – and for the first time too.
And for those who are not yet introduced to Gazhals and Urdu Poetry, well you have a world of beauty to discover and admire.
I grew up with these sounds and words. And what struck me as I met these two brave young men organising such a big event for the first time in their careers, was the fact that one was Pakistani and the other Indian.
Had they not told me so, I wouldn’t have been able to guess the difference in their nationalities. So what is all the hype about India Pakistan being enemies? Again the common man succumbing to power mongering politicians and people with power related agendas. This has been an ongoing pattern in all of history and yet we fall to the same farce and conspiracies like fools and sheep who are led by their nose to the watering hole.
It is us, the people of the streets who must come together and eliminate the hold of the power-holders. We have entitled them as our leaders and we have voted for them on and off. We are the consumers who give power to the industries that flourish on our backs. Non- cooperation and a simple awareness of our unity can eradicate decades of prejudice.
A good friend of mine who publishes foreign authors for a french publishing house and who is rightly fascinated by the rise of literature from the Indian sub-continent pointed out during a conference recently that for him there has never been partition. Indian and Pakistani literature stem from similar psyches and cultural backgrounds and are equally fascinating for him.
I was indeed touched by the beautiful efforts that unknowingly this team of young persons are making to bind two torn families back together. Make sure that you go to this unique concert, on the 15th evening at the auditorium called LE Palace in Paris. More information on www.inde-ligne.com.